Blog one

(Humeur)

Bienvenue à tous !

Chacune, chacun, internaute en goguette, au creux de ces pages virtuelles sans autre prétention que d’exposer différents travaux d’une bande de trentenaire issus de la classe moyenne laborieuse de cette province française en cette fin de vingtième siècle, ainsi que certaines de leurs humeurs quotidiennes en réaction à la société qui nous englobe tous et dont on ne se réclame jamais autant que quand on la rejette avec passion. Mine de rien, de cet œil plus ou moins distrait, au service du résidu de cerveau qui zappe désormais de manière convulsive au gré des différentes informations prémâchées et scénarisées de ce triste monde, vous êtes bel et bien en train de parcourir les lignes du plus talentueux animateur de ce blog, n’en déplaise à mes amis… Loin de faire de moi une référence, cet état de fait ne doit pas masquer mon caractère irascible d’enfant capricieux, soumis que je demeure, à mes désirs, mes envies, ainsi que ma vision des choses… Cela sous-entend mon indéniable manque d’empathie, la volonté claire et inaltérable de m’exprimer comme je le souhaite, indépendamment de toute contrainte inhérente à un prétendu lectorat que je ne nie en aucun cas. Je ne me préoccuperai donc guère des réactions suscitées, ni même d’éventuelles attentes. N’allez pas pour autant interpréter mon propos outre-mesure : je ne vous dénigre pas par avance et vous invite même à réagir, je ne vous laisserai point le loisir en revanche de guider ma plume ! Si je devais débuter par un aveu, voire une confession, j’inclinerais à faire part de mon athéisme profond. S’il reste possible de discuter agnosticisme ou déisme, toute religion s’adresse aux faibles, aux idiots et aux tyrans qui les dirigent… Je ne rejette pas aveuglément toutes les valeurs prônées par l’ensemble des cultes – dont certaines se réclament de règles morales civisationnelles évidentes – de là à appliquer consciencieusement un dogme écrit par d’autres hommes… Je ne réfuterai pas plus le rôle fédérateur des monothéismes et le poids culturel indéniable qui échoit à nos frêles épaules, mais nous sommes une espèce en voie d’évolution si je ne m’abuse : en quoi nécessiterions-nous davantage les œillères que l’on place sur un peuple non instruit dont on entend diriger les actes tout autant que les existences ? Sommes nous toujours ces bœufs que l’on doit mener au labour malgré nous ? Sommes nous devenus des citoyens éclairés, mûrs pour une sixième république, participative et responsabilisatrice ? La venue de ce thème religieux, dès ces premières lignes, n’est sans doute pas étrangère à la récente vague de licenciement au sein de la rédaction de Charlie Hebdo… Non, je n’ai pas arboré de tee-shirt scandant « je suis Charlie ». Une réticence toute Desprogienne quant aux mouvements de masse ne m’aura pas non plus porté à descendre dans la rue me mêler à la foule… Mais bien sûr que je suis concerné, atteint au premier degré comme chacun au niveau d’une liberté fondamentale dans l’existence : celle de l’expression. Il est un peu tôt pour s’emparer du sujet, le récupérer et se l’approprier comme ne manqueront pas de le faire pléthore de spécialistes, ceux qui parasitent nos médias et qui n’en finissent plus de nous donner des leçons, quand ils ne prétendent pas parler en nos noms… Et puis qu’ajouter à la beauté toute cynique du dernier dessin de Charb grimant un terroriste armé : « On a jusqu’à fin janvier pour présenter ses vœux »… Les fous de Dieu n’auront de cesse de gangrener toute société, nantis de cette insupportable manie à vouloir régir la vie de tous. Comme si laisser à quelqu’un sa liberté de croyance lui autorisait à terme à décider des libertés des autres…

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