Blog six

(Humeur)

Le tocsin a sonné !

Cent trente fois, environ… La guerre se voit ainsi déclarée, éternelle occupation œcuménique, du puissant au désœuvré.

Vendredi treize a donc eu lieu et deux semaines après, les drapeaux sont en berne, les badges tricolores eiffelisés en vente dans tous les bons marchés de Noël… Médias au taquet et responsables politiques à la récupération : s’annoncent en sus les élections !

J’oubliais la COP 21, vaste blague labellisée, infâme sommet au creux duquel se gobergent ces mêmes sponsors lobbyistes, ceux qui tiennent parlements par le portefeuille et vendent à leurs clients industriels ou financiers, des lois clef en main…

J’en reviens donc à cet état de sécurité, ces armes en permanence à portée de main du policier, ces perquisitions sauvages et ces militaires dans les rues… Des lois sont votées, des libertés abandonnées en masse et du dix-sept au vingt se tenait un salon international de la sécurité intérieure des états, nullement annulé, le Milipol… Il semble également – tout à fait par ailleurs – que des américains

Soient du genre à se payer des accès à des caméras de surveillance, de celles bien trop nombreuses pour être suivies constamment à l’écran, et qu’ils observent ainsi, leurs gros culs engoncés dans leurs fauteuils, cherchant à démasquer l’éventuel contrevenant aux lois commerciales ou migratoires. Et ce notamment au gré des vastes étendues texanes…

Et dirent que peinent tous ces donneurs d’alerte qui refusent tout net les mensonges, la pollution létale, la corruption et l’esclavage !

Ainsi, je ne me montrerai ni très neuf, ni très gai, malgré la vigne et l’amitié.

National, certes : mais front ou unité ?

Superficiel dans les deux cas… Lutte contre le terrorisme, ou contre l’étranger au sens large de l’acception, qui peuvent se mêler et malheureusement s’amalgamer, ne représentent jamais que les deux faces d’une même médaille, celle que remet à tous les cocus de la terre un système capitaliste mondialisé. Système sacrificiel à outrance…

Nationalismes exacerbés ou djihads ivres – l’inculture prédomine, impéritie intellectuelle ! – l’on sent frémir le terreau des laissés pour compte où commence à lever de monstrueux plants.

Que sont devenus ces lieux, ces mémoires, ces échanges permanents et ces apports réciproques qu’ont su cultiver partout – sans frontière réelle ni précise – orient et occident ?

Pourquoi devrais-je donc m’incliner sous l’étendard tricolore, tandis que fleurissent les minutes de silence ? Pourquoi devrais-je me montrer soutien solidaire d’un état marchand d’armes, exploitant l’uranium au mépris des conséquences ?

J’aime mon pays, je vis ma culture et je conchie ces dirigeants, fussent-ils politiques, financiers ou industriels !

Qu’ai-je à faire de cette guerre, à porter les couleurs du post-colonialisme qui s’allie à l’impérialisme, à venir arbitrer des conflits internes, à s’interposer dans un schisme entre sunnisme et chiisme, à me situer sur des luttes d’hégémonie entre Arabes, Perses ou Turcs pour ne citer qu’eux ?

Une fois de plus on pleure nos morts – bien peu nombreux même si totalement innocents – et l’on part fleur au fusil, l’émotion en goguette !

S’il y a guerre à mener, elle est pour le peuple Kurde, les minorités ethniques bafouées sinon massacrées, les esclaves de Daech dont les vies ignorées sont laminées, les corps détruits. Elle est contre l’inculture et l’obscurantisme, qui étrécissent sans cesse le possible des choix, contre les inégalités et la non-répartition des richesses.

Elle est pour les palestiniens et pour tous ces peuples qui ont eu la sagesse de faire cohabiter les trois monothéismes, différentes ethnies, dans ce creuset de civilisations.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire