Naissance d’un site…

 

Profession de foi.

Par un beau soir d’été, le trentenaire en goguette promène son spleen et son besoin d’idéal, aux bras de sa compagne, et dans un élan de générosité insoupçonné : il déverse sa semence dans les profondeurs d’un instinct maternel qui n’en finit plus de s’ouvrir à force de compter les années passer et de lorgner du côté des modèles imposés.
Au sortir d’un hiver morne et langoureux, force lui est de constater que sa dulcinée a forci plus que de raison, indépendamment de son inclination à se réconforter à grand renfort de raclette et de nutella…
Alors il se mobilise pour l’éclosion printanière, endosse comme il peut le costume du père, et part en quête d’un foyer, accès à la propriété qui abritera durant les prochaines saisons toute la petite famille nouvellement agrandie.
Puis il retrouve ses vieux amis, car il faut bien déménager, et comme la nature est bien faite, l’homme conciliant, débarquent ces éternels célibataires, buveurs invétérés, cyniques et désabusés, ainsi que ces autres pères, perdus de leur côté dans leurs propres affres familiales.
Et tout ce beau monde ainsi réuni, se rend compte qu’il ne s’avère pas si désagréable de se retrouver, de s’attabler, d’ouvrir quelques bonnes bouteilles et de converser…
On se laisserait même aller à tirer une latte, pour changer, ou se rappeler… Parfois monte le son et l’on se sacrifie aux chorégraphies de sa jeunesse, voire l’on reste assis comme à l’époque…
Bref, on échange et l’on se souvient, on constate et l’on se plaint, on s’enthousiasme encore et l’on en vient à aborder le sujet de ses productions personnelles.

Rien de plus, mais pas moins ! De notre confrontation au monde, de nos choix et de la manière dont nous les assumons : nous prenons encore le temps de nous exprimer et de communiquer. Que nous ayons envie d’écrire, de prendre en photo, de dessiner : nous constatons, commentons et nous laissons aller…
Nulle prétention à la pertinence ou la création, coincés entre deux prises de psychotropes, le caddie et les cris d’un enfant, ou la tonte de la pelouse et le bricolage maison : nous usons de notre liberté.

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